Teng Paul

Paul Teng, de son nom complet Paul Teng Ping Ya, est un auteur néerlandais né à Rotterdam le 6 mars 1955. Il commence par des études d’anthropologie culturelle à Amsterdam. Cependant, sa passion pour le dessin prend le dessus et il abandonne l’université pour se consacrer entièrement au 9e art. Son intérêt pour les cultures et l’histoire marquera toute son œuvre. Il se fait connaître au début des années 1980 avec la série en quatre tomes « Delgadito », publiée en français chez BD Must, un western en noir et blanc mettant en scène un Apache. Son trait précis et son souci du détail historique deviennent rapidement sa marque de fabrique. Il est reconnu pour sa capacité à reprendre des univers établis ou à collaborer avec de grands scénaristes Il s’intéresse ensuite à la guerre civile d’Espagne avec « Intermezzo libertaire » chez Casterman et à la révolution russe de 1917 avec « Les Amis d’Igor Steiner » chez le même éditeur. Il illustre les biographies de saint Vladimir et d’ « Alexandre Nevsky », scénarisées par le romancier Vladimir Volkoff et publiées par Le Lombard. En 1998, il se lance, avec Jean-François Di Gorgio, dans une saga historique, « Shane », (5 tomes) aux éditions du Lombard. Il enchaîne avec une autre série, coscénarisée par Rudi Miel et Cristina Cuadra García, intitulée « L’Ordre impair » (5 tomes) au Lombard également. En 2009, il signe chez Casterman un one-shot, « Le Télescope », une histoire imaginée par Jean Van Hamme. Il dessine ensuite, en 2013, « Jan van Scorel, Sede Vacante 1523 » pour le Musée Central d’Utrecht. Entre 2015 et 2020, il reprend chez Casterman le dessin de la série « Jhen », imaginée initialement par Jacques Martin. En 2018, il publie, avec le scénariste Rodolphe, « Livingstone » aux éditions Glénat. Il illustre à partir de 2021, le cycle des Sudenne de la « Complainte des landes perdues » chez Dargaud, une série fantastique imaginée en 1993 par Grzegorz Rosinski et Jean Dufaux, et toujours scénarisée par ce dernier. Le quatrième tome, « Lady O’Mara » est sorti en novembre 2024. Il prouve ainsi qu’il excelle également dans la fantasy-épique.
TaDuc Olivier

Français d’origine vietnamienne, d’où la majuscule centrale caractéristique, Olivier TaDuc est né le 5 mars 1962. Bien qu’attiré par le dessin dès l’enfance, Olivier TaDuc entame d’abord des études de médecine. Il change finalement de voie pour les Arts Plastiques à la faculté Saint-Charles à Paris. Il débute dans le 9e Art en 1986 lorsqu’il intègre les éditions Fleurus, collaborant au journal Triolo. Le tournant de sa carrière est sa rencontre avec le scénariste Serge Le Tendre. Ensemble, ils vont bâtir une œuvre solide, marquée par un trait réaliste et dynamique : « Les Voyages de Takuan » (1991-1996), une série d’aventure médiévale-fantastique chez Delcourt. « Chinaman » (1997-2007) est son œuvre la plus célèbre. Ce western paru d’abord aux Humanoïdes Associés puis chez Dupuis met en scène Chen Long, un mercenaire chinois dans l’Ouest américain. La série se distingue par son approche humaine et son réalisme historique. « Le Réveil du Tigre » (2021), un one-shot magistral, vient clore l’épopée de « Chinaman » et est récompensé par le Prix Albert-Uderzo du meilleur dessin. Olivier TaDuc ne s’enferme pas dans le western. Il sait adapter son trait à différents genres. Il se tourne vers l’humour et la jeunesse. Chez Dupuis, il signe avec Nicolas Barral au scénario, « Mon pépé est un fantôme » (2008-2011). Ensuite, dans le style Heroic fantasy, il retrouve Le Tendre pour la trilogie « Griffe Blanche » (2013-2015) paru chez Dargaud. Reconnu pour sa maîtrise du dessin réaliste, il est invité à dessiner le tome 11 de « XIII Mystery » centré sur « Jonathan Fly » en 2017. À partir de 2023, il illustre la série « XIII Trilogy » qui présente la jeunesse du major Jones. Le troisième et dernier tome « La danse du soleil » est paru le 24 octobre 2025.
Sunaert Staf

Né en 1955 à Grammont (Geraardsbergen) en Flandre, Staf Sunaert fait d’abord carrière dans les chemins de fer belges avant de se consacrer à la bande dessinée. C’est un scénariste principalement actif en Flandre. En 2012, il crée le Strip Festival BD dans sa ville natale. En 2017, il écrit pour la première fois le scénario de « Foudre Bleu », avec Ingrid de Vuyst aux pinceaux. Il existe à ce jour trois tomes auto-édités dont le dernier est sorti en 2020. Il est par ailleurs le webmaster du site flamand d’« Alix ». En 2026, il participe avec 26 dessinateurs franco-belges dont Ingrid de Vuyst, Bairi ou encore Walthéry à l’ouvrage collectif dédié aux batailles napoléoniennes racontées par la faïence.
Sente Yves

Né en 1964 à Bruxelles, Yves Sente n’a pas commencé sa carrière par la plume, mais par la gestion. Il rejoint les éditions du Lombard dont il deviendra le directeur éditorial en 1991. Cette position lui donne une connaissance intime du marché et des mécanismes narratifs de la BD classique. En 1998, il se lance dans l’écriture en relevant un défi colossal : succéder à Edgar P. Jacobs pour la série « Blake et Mortimer ». Le succès de « La Machination Voronov », paru en janvier 2000, dessiné par André Juillard, l’installe immédiatement comme un scénariste de premier plan. Yves Sente est devenu le spécialiste incontournable des reprises de « blockbusters » de la bande dessinée. Après le succès de son premier album dans la série Blake et Mortimer, il signe plusieurs autres volumes marquants de la série, dont : « Les Sarcophages du 6e continent », «Le Sanctuaire du Gondwana », « Le Testament de William S. ». En 2007, il relève un autre défi de taille : succéder à Jean Van Hamme pour la série culte « Thorgal », dessinée par Grzegorz Rosiński. Il assure la transition pendant plusieurs albums, du tome 30 au 34 et lance par la même occasion, en 2010, la série dérivée « Les Mondes de Thorgal: Kriss de Valnor » avec Giulio De Vita au dessin. Il reprend également le scénario de la saga « XIII », toujours à la suite de Van Hamme, à partir du volume 20, intitulé « Le Jour du Mayflower », en collaboration avec le dessinateur Iouri Jigounov. Bien qu’il soit célèbre pour ses reprises, Yves Sente a également développé des projets personnels remarquables comme « Le Janitor », une série historique en cinq tomes avec François Boucq au dessin et « Cinq branches de coton noir », un « one-shot » historique puissant sur la ségrégation et l’héroïsme durant la Seconde Guerre mondiale dessiné par Steve Cuzor. En 2016, il scénarise « Il s’appelait Ptirou » dans la série « Le Spirou de… » publiée aux éditions Dupuis. Laurent Verron dessine ce one-shot qui, vu son succès, a été réédité pour devenir le premier tome de la série intitulée « Mademoiselle J ». Le quatrième tome est paru en octobre 2025. Ce 27 mars 2026, sort le tome 30 de la série « XIII » intitulé « So help me God ! ». Yves Sente viendra le dédicacer à Tournai les Bulles le dimanche 12 avril. Il en profitera pour dédicacer également son thriller très cinématographique « L’expérience pentagramme » paru aux éditions du Seuil en avril 2025 ainsi que le tome 4 de « Mademoiselle J ».
Rypert Fabien

Né en 1964, Fabien Rypert est un illustrateur et auteur de bande dessinée français. C’est un passeur de savoir dans le domaine de la BD. Depuis 1998, il a animé quelque 750 ateliers sur la bande dessinée dans près de 300 écoles et bibliothèques et participé à 350 salons et festivals. Il fait partager aux élèves sa passion pour le neuvième art par le biais d’ateliers interactifs. Rien ne le prédisposait à faire de la BD puisque ses études l’amènent à l’électrotechnique. C’est au club théâtre du lycée qu’il commence à réaliser quelques dessins pour les affiches des spectacles. Ses débuts dans le monde du dessin l’amènent, en 1987, à travailler pour un studio où il s’exerce à l’encrage sur des personnages d’Astérix et de Disney, affinant ainsi son coup de crayon. L’année suivante et pendant dix ans, il travaille pour le marché américain (première série de cartes Boogy), la Suède (posters), les jeux Nathan (puzzles, notice de jeux), Disney, puis crée une collection de tee-shirts pour la société Sudimage. C’est en 1990 que son personnage de Boogy, d’abord présent sur des cartes postales, prend son essor et le propulse vers la création de sa première BD. En 1992, les aventures de « Boogy & Rana » débutent, avec Brice Tarvel au scénario. Le premier tome, publié en 1996, est rapidement couronné de succès, remportant le prix Alph’Art jeunesse 7-8 ans au festival d’Angoulême en 1997. Parallèlement à « Boogy & Rana », Fabien Rypert enrichit son portfolio avec d’autres séries comme « Les Nanobot’s », « Les Pochitos », « Gargouille » et « Gaspard de Besse ». Son talent le mène également à collaborer avec Disney, notamment sur des adaptations de Zorro et Mickey. Son style de dessin est dynamique et expressif. Il donne vie à des personnages attachants et souvent humoristiques. Fabien Rypert est un auteur prolifique et apprécié qui a publié à ce jour plus de 120 albums. Une exposition retraçant sa carrière sera présentée lors du festival au sein de la Halle aux Draps.
Rousseaux-Perin Romain

Romain Rousseaux-Perin est originaire de Charleville-Mézières dans les Ardennes françaises. Dessinateur autodidacte, c’est à l’occasion d’une séance de dédicaces à Reims, en 2017, qu’il croise la route de Jean-David Morvan. Avec ce dernier et d’autres créateurs de bandes dessinées, il cofonde l’atelier The Tribe. Il participe à l’album collectif « Reims » qui sort aux éditions Petit à petit. Pour assurer ses arrières, il suit des études d’architecture, avant de décrocher un doctorat en sociologie. Il est aujourd’hui maître de conférences en sciences sociales. Installé en Alsace, il publie en 2025 le premier tome du diptyque « Rue de la Grande-Truanderie » aux Éditions Grand Angle. Le second tome est sorti ce 28 janvier 2026. © photo Grand Angle